3A - Le maintien de l'intégrité de l'organisme :
quelques aspects de la réaction immunitaire.

Attention, vous trouverez ici les termes de l'ancien programme (certains servent encore) - Mise à jour dès que possible...

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Anticorps (ou immunoglobuline) 

protéine secrétée par les plasmocytes (ou LB sécréteurs) en réponse à la présence d'un antigène spécifique et formant alors des complexes immuns qui neutralisent l'antigène avant destruction. Ce sont les agents du maintien de l'intégrité du milieu extracellulaire. Les anticorps membranaires sont aussi appelés récepteurs B.

un anticorps visualisé par le logiciel RASTOP

traitement de la représentation pour mettre en évidence :

  • les 4 chaînes ;
  • les ponts disulfure assurant la forme d'ensemble et les liaisons entre chaînes.
schéma bilan : voir diaporama

Antigène  

toute substance étrangère à l'organisme (littéralement non codée par ses gènes) et qui déclenche la multiplication de LB ou de LT spécifiques.

Appareil de Golgi  

organite cytoplasmique des eucaryotes constitué d'un empilement de membranes dans lequel se déroule la maturation des protéines (acquisition de la configuration spatiale et donc de la fonction). Particulièrement développé dans une cellule produisant beaucoup de protéines comme un plasmocyte secréteur d'anticorps.

dans le cytoplasme de la cellule, au microscope électronique : sacs et vésicules.

source

schéma correspondant.

source

 

CD4  

marqueur de surface des cellules immunitaires (en particulier les LT4) sur laquelle s'amarre le VIH avant de pénétrer dans la cellule.

Cellules phagocytaires  

cellules immunitaires responsables de la destruction (après internalisation puis digestion) d'éléments étrangers (microbes, molécules, cellules) et de complexes immuns.

Charge virale  

taux de virus dans le sang, témoin de l'état du système immunitaire. Synonyme : virémie.

Complexe immun  

édifice macromoléculaire formé par l'association spécifique d'un antigène et des anticorps fixés à sa surface, neutralisant l'antigène.

le VIH et les anticorps spécifiques qui le neutralisent.

 

Voir DIAPORAMA

Défenses immunitaires  

ensemble des mécanismes responsables de la protection de l'organisme contre les éléments étrangers.

Déterminant antigénique 

partie d'un antigène spécifiquement reconnue par les récepteurs immunitaires.

Différenciation  

acquisition de fonctions précises. Les LB se différencient en plasmocytes (producteurs d'anticorps), les LT8 en lymphocytes cytotoxiques (détruisant les cellules infectées).

Effecteurs 

cellules ou molécules qui réalisent une action. Exemples de l'immunité acquise : anticorps , LT8 ou lymphocyte cytotoxique.

Faux négatif  

réaction négative lors d'un test immunologique (ELISA par exemple) alors que l'organisme contient les anticorps recherchés (en trop faible quantité, test imprécis…).

Faux positif  

réaction positive lors d'un test immunologique (ELISA par exemple) alors que l'organisme ne contient pas les anticorps recherchés (test imprécis, de spécificité insuffisante…).

Ganglions lymphatiques  

petits renflements situés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, groupés en chaînes dans le cou, les aisselles, l'aine, le thorax et l'abdomen. Lieux d'accumulation des cellules immunitaires ou leucocytes.

Granulocyte (ou polynucléaire)  

catégorie de leucocytes caractérisés par des granulations cytoplasmiques et un noyau polylobé (= polynucléaires).

Hématie  

globule rouge.

Source

Interleukines  

messagers chimiques assurant la communication entre les cellules du système immunitaire (produites par les LT4 activés et agissant sur les LB et LT sélectionnés).

Leucocytes  

globules blancs, ensemble des cellules du système immunitaire.

source

LB ou lymphocyte B  

catégorie de lymphocytes caractérisés par la présence d'anticorps membranaires et se différenciant en LB sécréteurs d'anticorps ou plasmocytes.

LT ou lymphocyte T 

catégorie de lymphocytes caractérisés par la présence d'un récepteur T. A cette catégorie appartiennent les LT régulateurs (LT4 auxiliaires et suppresseurs) et cytotoxiques (LT8).

LT4 

ce sont les pivots des réactions immunitaires spécifiques car ils sécrètent des messagers chimiques (interleukines) qui stimulent la multiplication et la différenciation des LB et LT sélectionnés.

LT8 ou LT cytotoxique

ce sont des effecteurs de l'immunité spécifique, agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires. Ils reconnaissent, grâce à leur récepteur T, les cellules infectées qui expriment à leur surface des fragments peptidiques issus des protéines du pathogène, que n'expriment pas les cellules saines. Cette reconnaissance déclenche un mécanisme d'élimination des cellules infectées grâce à la perforine.

Macrophage 

phagocyte tissulaire issu des monocytes sanguins.

Maladies opportunistes  

maladies bénignes, les agents qui en sont responsables « profitant » de l'immunodépression due à la destruction des LT4 pour envahir l'organisme.

Mémoire immunitaire  

capacité de certains lymphocytes à reconnaître et à réagir plus rapidement contre des antigènes déjà rencontrés que contre des antigènes nouveaux, du fait de la présence de lymphocytes mémoires possédant les récepteurs appropriés.

Milieu extracellulaire  

ou milieu intérieur, liquide dans lequel baignent nos cellules, dont l'intégrité est constamment contrôlée.

Monocyte  

catégorie de leucocytes de grande taille, à noyau réniforme (en forme de rein), doués de phagocytose . Les macrophages sont des monocytes tissulaires.

Multiplication  

divisions successives (mitoses) que subissent les lymphocytes ayant reconnu l'antigène grâce à leur récepteur spécifique. Il y a formation d'un clone de cellules immunocompétantes.

Ouchterlony Test de laboratoire visant à montrer la stricte spécificité des anticorps face aux antigènes.

Le puits central (A) contient du sérum de lapin immunisé contre la BSA (Bovin serum albumin).
Les autres puits contiennent respectivement du sérum de chèvre (B), de porc (C), de lapin (D), de boeuf (E), de cheval (F) et une solution de BSA (G).
On constate la formation d'un arc de précipitation, qui correspond à la formation de complexes immuns, entre le puits central et les puits E et G.
Voir la technique

Photo. Trévoux - 12 mai 2003 - Jacques Janin
Partie constante

portion d'un anticorps toujours composée des mêmes acides aminés, aussi bien pour les chaînes légères que pour les chaînes lourdes.

comparaisons de chaînes légères de différents anticorps grâce au logiciel ANAGENE : les mêmes acides aminés dans cette portion.
comparaisons de chaînes lourdes de différents anticorps grâce au logiciel ANAGENE : les mêmes acides aminés dans cette portion (ou presque).

Partie variable  

portion de l'extrémité d'un anticorps responsable de sa spécificité de reconnaissance d'un antigène donné.

comparaisons de chaînes légères de différents anticorps grâce au logiciel ANAGENE : des acides aminés différents dans cette portion.
comparaisons de chaînes légères de différents anticorps grâce au logiciel ANAGENE : des acides aminés différents dans cette portion.

grâce au logiciel RASTOP, les parties variables des chaînes lourdes et légères ont été sélectionnées puis colorées en jaune et rouge (+ mode de représentation modifié).

 

voir diaporama

Perforine  

protéines cytolytiques sécrétées par les lymphocytes cytotoxiques (LT8) lors de la phase effectrice de la réponse immunitaire à médiation cellulaire et intervenant dans la destruction de la cellule cible (présentant des particules virales à sa surface).

Période asymptomatique  

2° phase après infection par le VIH, au cours de laquelle il n'y a aucun ou très peu de signes évocateurs, elle dure souvent plusieurs années.

Phagocytose  

mécanisme assurant l'endocytose et la digestion d'un élément étranger : molécule, microbe, autre cellule. Les cellules phagocytaires ou phagocytes sont les macrophages (monocytes tissulaires) et granulocytes (ou polynucléaires).

Phase symptomatique ou Sida déclaré 

3° et dernière phase après infection par le VIH, au cours de laquelle apparaissent les maladies opportunistes car la charge virale augmente fortement du fait de la très forte dépression du système immunitaire (presque plus de LT4).

Phénotype immunitaire  

ensemble des spécificités des LB et LT à un moment donné de la vie d'un individu (ou « répertoire » des anticorps et des récepteurs T) résultant d'une interaction complexe entre le génotype et l'environnement (ce phénotype évolue au cours de la vie en fonction de la mise en contact avec des antigènes variés).

Plasmocyte  

cellule sécrétrice d'anticorps issue de la transformation de lymphocytes B.

Primo-infection  

1° phase après infection par le VIH, au cours de laquelle le virus pénètre dans les cellules, les symptômes se limitent à ceux d'une maladie virale bénigne (rhume, grippe).

Réaction immuno-enzymatique (ou test immunologique)  

test permettant de détecter la présence d'anticorps dans le sang d'un individu. On fixe l'antigène ou une partie de celui-ci à une plaque, il y aura une réaction colorée (test positif : séropositivité) si l'anticorps sanguin se fixe et l'anti-anticorps porteur d'un marqueur (souvent une enzyme catalysant la transformation d'une substance incolore en produit coloré) s'accroche à son tour à l'anticorps recherché. Ex : test de type ELISA pour rechercher l'infection par le VIH.

Récepteur B 

classe d'anticorps membranaires propre aux lymphocytes B, formé par 4 chaînes identiques deux à deux. La partie constante est en partie insérée dans la membrane cellulaire, la partie variable constitue le site de reconnaissance d'un déterminant antigénique (et un seul).

Récepteur T 

classe de protéines membranaires propres aux lymphocytes T capables de reconnaître un déterminant antigénique sur une cellule de l'organisme transformée.

un récepteur à 2 chaînes
un double reconnaissance

Réponse primaire 

réponse immunitaire spécifique développée à la suite d'un premier contact avec un antigène , elle est lente et quantitativement peu importante (peu d'anticorps produits).

Réponse secondaire 

réponse immunitaire spécifique développée à la suite d'un second contact avec un même antigène , elle est beaucoup plus rapide et quantitativement plus importante que la réaction primaire du fait de la formation de LB et LT mémoires lors du 1° contact avec le même antigène.

Réticulum endoplasmique  

organite cytoplasmique formant un réseau de membranes à la surface desquelles sont fixés les ribosomes au niveau desquels se déroule la synthèse des protéines. Une cellule dans laquelle se déroule une intense synthèse des protéines (comme un plasmocyte fabriquant des anticorps) possède un riche réseau de REG.

L'ensemble de la cellule est parcouru par une sorte de labyrinthe: le réticulum endoplasmique, qui occupe presque la totalité du volume du cytoplasme.

 

 

L'image ci-contre présente un agrandissement de la zone encadrée de l'image supérieure.

 

source

Rétrovirus  

virus dont l'information génétique est constituée par de l'ARN qui est rétrotranscrit (transcription inverse) en ADN préalablement à son expression.

Sélection clonale 

sélection d'un clone de lymphocytes spécifiques d'un antigène (possédant un récepteur précis) lors du déclenchement d'une réponse immunitaire spécifique dirigée contre cet antigène.

Séropositivité  

présence, dans le milieu intérieur d'un individu, d'anticorps spécifiques d'un antigène donné.

Sérum  

partie liquide du sang dépourvue de son fibrinogène.

SIDA  

acronyme pour Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise, maladie causée par le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine).

Syndrome  

ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie, une infection.

Test ELISA

= Enzym Linked Immuno-Sorbent Assay ; voir réaction immuno-enzymatique.

Transcription inverse  

ensemble des mécanismes moléculaires conduisant à la synthèse d'un ADN à partir d'une matrice ARN.

Vaccin  

substance non pathogène administrée volontairement pour induire une réaction immunitaire spécifique protectrice vis-à-vis d'un agent déterminé.

VIH  

virus de l'immunodéficience humaine (agent causal du SIDA).

Virémie  

taux de virus évoluant dans le temps ou charge virale.

Virus  

parasite intracellulaire constitué d'un acide nucléique enveloppé par des protéines. Le virus détourne la machinerie génétique de la cellule hôte qui reproduit alors le virus.

Western Blot  

méthode permettant de rechercher dans le sang d'un individu des anticorps précis et divers. On en déduit la séropositivité ou séronégativité de l'individu dont le sang a été testé. Méthode plus sure qu'un test ELISA (présentant des cas de faux positifs ou faux négatifs).

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