La mesure du temps dans l'histoire de la Terre et de la vie.

Retour à l'accueil des mots clés

Actualisme

théorie postulant que les lois régissant les phénomènes géologiques actuels étaient également valbles dans le passé (principe dit des causes actuelles et des causes anciennes.

Exemple :

Ripple mark = rides de "plage" fossilisées dans les grès de Chatillon (Kimmeridgien, environ 145 Ma)

Cran du Noirda

Rides de plage actuelles.

Plage de Boulogne.

Une même cause (houle sur la plage), les mêmes effets.

Anticlinal

pli à convexité tournée vers le haut, témoignant de forces de compression, d'une orogenèse.

Anticlinal de la Crèche, falaise Jurassique au Nord de Boulogne sur Mer.

Carbone 14

isotope radioactif du carbone permettant de dater les roches récentes (jusqu'à 50 000 ans) contenant des restes d'êtres vivants (bois, ossements, charbon…). La demi-vie est d'environ 5500 ans : variable selon les sources (compléments au programme : 5370 ; corrigé par M. Hervé : 5730 ans ; 5568 d'après "Le temps en géologie" - Hachette - 1995 ; 5568 adopté conventionnellement bien que les dernières mesures donnent 5730 +/- 40 ans d'après un article sur la radiochronologie de Marc Castéra de 2003 sur internet).

Contamination  

modification du chimisme d'un magma, d'une roche. Problème rencontré lors des datations par la méthode potassium-argon avec l'argon atmosphérique.

Datation absolue ou radiochronologie

méthodes de datation consistant à établir l'âge exact d'une roche (magmatique ou métamorphique) par rapport au présent par des mesures de décroissance radioactive de certains isotopes dans certaines conditions.

Datation relative  

méthode de géochronologie permettant d'ordonner les uns par rapport aux autres des structures (strates, plis, failles, minéraux) et des événements géologiques variés (discordance, sédimentation, intrusion, orogenèse). Méthode basée sur les principes de la stratigraphie (superposition, recoupement, continuité latérale et identité paléontologique).

Décroissance radioactive

diminution régulière de l'activité radioactive d'un isotope au cours du temps selon une loi mathématique déterminée.

Discordance

contact anormal entre deux couches géologiques dont la plus récente repose horizontalement sur des couches plissées puis érodées antérieurement à son dépôt.
faciès définit un fossile lié à un milieu de sédimentation particulier : les coraux par exemple témoignent d'un milieu de sédimentation chaud.

Fermeture du système  

moment à partir duquel une roche forme un système clos, ne recevant aucun atome de l'élément radioactif (père) ou de l'élément fils de l'extérieur. C'est le moment que l'on date par radiochronologie ou datation absolue.

fossile

reste, trace ou moulage naturel d'organisme conservé dans des sédiments. Ils peuvent être qualifiés de stratigraphiques ou de faciès.

Trigonie : fossile de Mollusque Bivalve du Jurassique et Crétacé. Moulage interne.

Observation latérale.

Vue du dessus.

Fossile en place dans les marnes du

Cran du Noirda.

Fossile stratigraphique  

Un fossile stratigraphique est caractéristique d'une époque géologique délimitée, limitée dans le temps, il permet de dater la roche dans laquelle il se trouve.

Pour être qualifiée de fossile stratigraphique, une espèce doit :
- avoir eu une grande extension géographique (permettant les corrélations),
- avoir existé pendant une courte durée à l'échelle des temps géologiques,
- avoir été abondante (condition nécessaire pour qu'on en retrouve à l'état fossile.

Ex : Les ammonites permettent de dater des roches du Jurassique et du Crétacé.

Fragment d'ammonite en pyrite "découvert" par Alexandre Fruleux, 1° S3, avril 2005.

A noter l'ornementation de la coquille parfaitement préservée ici.

 

Intrusif 

qui a pénétré dans les formations déjà constituées. On l'applique aux roches magmatiques mises en place à l'état fluide sous la surface, et aux massifs (plutons) qu'elles constituent.

Isotope radioactif  

élément chimique (appelé père) qui se désintègre en un élément fils stable avec émission d'un rayonnement.

K-Ar  

couple d'isotopes permettant de dater des roches allant de 1 à 100 Ma. Des problèmes de contamination par l'argon atmosphérique peuvent fausser la mesure.

Métamorphisme  

transformations minéralogiques d'une roche soumise à des pressions et/ou températures différentes de celles de sa formation.

Orogenèse

formation des reliefs.

Période radioactive  

demie vie d'un élément chimique c'est-à-dire temps nécessaire à la disparition de la moitié de l'élément père. Valeur importante pour dater un minéral, une roche, par datation absolue.

Principe d'identité paléontologique  

2 strates contenant les mêmes fossiles stratigraphiques ont le même âge.

Principe de continuité latérale  

une même couche a le même âge sur toute son étendue. Utile pour dater des nappes de charriages qui ne respectent pas le principe de superposition.

Principe de recoupement  

toute formation intrusive ou tout accident (plissement, cassure, charriage) affectant une formation est postérieur à cette dernière.

Principe de superposition  

toute couche sédimentaire située au dessus d'une autre lui est postérieure.

Rapport isotopique  

quotient des quantités des isotopes d'un même corps (ex : carbone) présents dans un échantillon (isotope le plus léger, non radioactif, au dénominateur)

Rb-Sr  

couple d'isotopes permettant de dater des roches anciennes en mesurant les rapports isotopiques de plusieurs minéraux de la même roche ayant cristallisé au même moment (les quantités initiales des éléments et le moment de la fermeture du système étant inconnus).

Régression recul de la mer en-deçà de ses anciennes limites.

Roche effusive ou volcanique  

roche magmatique qui cristallise à la surface du globe (souvent sous l'eau). Ex : basalte, andésite.

Roche magmatique

roche issue de la cristallisation d'un magma. Elle peut être effusive ou plutonique selon le lieu de cristallisation.

Roche métamorphique

roche provenant de la transformation d'une autre roche à l'état solide sous l'action de modifications de température et/ou de pression. 

Roche plutonique  

roche magmatique qui cristallise en profondeur et ne peut se retrouver à l'affleurement que par le jeu complexe de l'érosion associé à des réajustements lors d'une orogenèse.

Ni plutonique, ni effusif mais formé dans un filon et donc périplutonique.

Les gros cristaux témoignent d'un premier temps de cristallisation, au sein de la chambre magmatique.

Les petits cristaux, ou microlites, invisibles à l'oeil nu (et donc ici) cristallisent rapidement, dans le filon.

Il n'y a pas de verre, contrairement à une roche éruptive qui subit un phénomène de trempe au contact de l'air ou de l'eau.

Roche sédimentaire

roche formée à la surface de la terre par la transformation de dépôts sédimentaires résultant de l'érosion de roches préexistantes (roches détritiques), de l'activité biologique (roches biogènes) ou physicochimique.

les roches sédimentaires se présentent sous forme de strates (Pointe de le Crèche, Boulogne) différentes roches sédimentaires sur un même affleurement (cran du Noirda - Audresselles)
le sable : une roche sédimentaire détritique la lumachelle : une roche sédimentaire d'origine biologique (accumulation de coquilles)

Stratigraphie

branche de la géologie qui étudie les relations entre les couches de roches et en déduit des chronologies relatives. Les principes de la stratigraphie sont la superposition, le recoupement, la continuité latérale et l'identité paléontologique.

Transgression avancée de la mer au-delà de ses anciennes limites.

Retour à l'accueil des mots clés