BAC juin 2004.

Proposition de correction.

Exercice I. Restitution des connaissances (10 points).

Procréation.

La masculinisation de l'appareil génital et son contrôle.

notions attendues barème

Présence chez l'embryon d'un appareil génital dont la structure est identique quel que soit son sexe (génétique : XX ou XY)

0,5

Il est constitué d'une paire de gonades et de deux types d'ébauches de voies génitales (les canaux de Wolff et les canaux de Müller). 0,5
   

Chez un embryon génétiquement mâle, le chromosome Y porte le gène SRY.

0,75

Le gène SRY code pour la protéine TDF (ou SRY). 0,75
La protéine TDF (ou SRY) induit la transformation des gonades indifférenciées en testicules. 1
   

Les testicules secrètent 2 hormones :

- la testostérone déclenche le développement des canaux de Wolff ;

1

- l'hormone antimüllérienne (AMH) est responsable de la disparition des canaux de Müller. 1

 

 

A la puberté, la sécrétion de la testostérone par les testicules augmente beaucoup, 0,5

ce qui déclenche le fonctionnement de l'appareil génital.

0,5
   

Présence d'une introduction pertinente (exemples ci-dessous non exhaustifs) :

  • présentation générale : position du sujet dans le thème ;
  • définition de quelques termes ;
  • formulation d'un ou plusieurs problèmes ;
  • annonce du plan.
0,5
Développement structuré, au moins par l'individualisation de paragraphes. 0,5
Les 4 étapes sont explicitement nommées. 0,5
   

Schéma.

Schéma complet : du sexe génétique à la puberté (4 étapes)

 

1

Liens logiques matérialisés (flèches, légendes) 1
NOTE 10

Exercice II-A. Pratique des raisonnements scientifiques - Exploitation d'un document (4points).

Stabilité et variabilité des génomes et évolution.

Saisie de données Interprétation Validation du modèle barème
il y a trois gènes différents     0,5
ressemblances entre les 3 chaînes peptidiques     0,5
  ces 3 gènes ont une origine commune (ou notion de famille multigénique)   0,5
    origine commune à mettre en relation avec la duplication d'un gène ancestral 1

il existe des différences entre les trois chaînes :

  • 9 entre A et B ;
  • 7 entre A et C.
    0,5
  il y a eu des mutations : plus leur nombre est important, plus la duplication est ancienne.   0,5
    la chronologie des duplications, des mutations proposées par le modèle est donc justifiée 0,5

NOTE

   

4

Exercice II-B. Résoudre un problème scientifique (Enseignement Obligatoire). 6 points.

La convergence lithosphérique et ses effets

éléments de réponses
barème

Document 1.

Les deux roches E1 et E2 ont la composition chimique d'un basalte océanique, ont à peu près le même âge mais des compositions minéralogiques différentes.

0,75
On peut penser que ces roches proviennent d'une croûte océanique transformée (métamorphisée)
0,75
 

Documents 1 et 2.

Roche E1 : association glaucophane, plagioclase et grenat G1 qui témoigne de la zone B, plus précisément d'une température de 400°C et une pression de 0,9 GPa.

1
La profondeur est de 30 km.
0,25
 
Roche E2 avec jadéite et grenat qui témoigne de la zone D, d'une température de 500°C et une pression de 1,8 GPa.
1
La profondeur est de 60 km.
0,25
 
La croissance du grenat de la roche E2 permet de déduire que l'on passe de 30 km de profondeur à 60 km.
0,5
 

Bilan.

Les associations (ou transformations) minéralogiques des roches E1 et E2 témoignent de variations de pression et températures compatibles avec une subduction.

1
la datation indique que la subduction est ancienne.
0,5

NOTE

6

Exercice II-B. Résoudre un problème scientifique (Enseignement de spécialité). 6 points.

Du passé géologique à l'évolution future de la planète.

éléments de réponses
barème

Document 1.

Document 1a.
Entre 11 000 et 10 000 ans : diminution du delta18 O d'environs -35 pour 1 000 à -40 pour 1 000 tandis qu'ensuite augmentation et stabilité à plus de - 30 pour 1 000.

0,5

Document 1b.

Quand delta18 0 augmente, la température augmente.

0,5
La température diminue brusquement au Dryas récent de - 30 à - 40°C alors qu'elle se stabilise entre -20 et -30°C ensuite.
0,5
Le Dryas récent est une période froide puis il y a réchauffement après 10 000 ans.
0,5
 

Document 2.

Entre 11 000 et 10 000 ans : diminution de la proportion de pollens d'arbres, elle représente moins de 10 % pour 90 % de pollens d'herbacées à graminées dominantes.

0,5

Après 10 000 ans, les proportions de pollens d'arbres, dont des arbres thermophiles, ne cesse d'augmenter jusqu'à plus de 90 % alors que la proportion de pollens d'herbacées diminue.

0,5
La végétation au Dryas témoigne d'un climat plus froid tandis qu'ensuite elle traduit un réchauffement.
0,5
 

Document 3.

Diminution du pourcentage de Neogloboquadrina pachyderma, forme dextre, de 85 à moins de 10 % puis ce pourcentage augmente pour se stabiliser à presque 100 %.

0,5
L'enroulement dépendant de la température de la surface de l'eau de mer, le faible pourcentage de forme dextre témoigne de la diminution de la température au Dryas alors qu'ensuite la température est plus élevée.
1
 

Bilan.

Les données provenant de l'hémisphère Nord concordent :

0,5
  • le Dryas récent correspond à un refroidissement ;
  • cette période est la dernière oscillation avant le réchauffement qui commence vers 10 000 ans, depuis le climat est stable.
0,5

NOTE

6